Ses lacs d'émeraude qui ne débordent jamais, et qui se vitrent avec la lumière, donnent un sentiment d'éternité.
Accablés par le poids de années, ils offrent une prise sur le monde qui justifie mon inaction.
Je contemple simplement ces pupilles étirées par le turquoise de l'iris. Je me perds dans les nuances,
ça ressemble tantot à de l'eau ondoyante quand l'été le soleil darde, tantot à des étangs de poison putrides.
Et le noir maquillage souligne l'humanité des prunelles.
Le regard du félin veille et m'enveloppe de sa chaleur protectrice.
Il est présent depuis le commencement, il observe ce que je deviens, se souvient de ce que j'ai été.
Mais par dessus tout il rassure.
Le rire me manque et l'apetit aussi mais on sait que des jours meilleurs sont à venir.
Le debut de l'hiver pluvieux rend morose et mélancolique, on se sent parfois insignifiant.
Je n'ai plus envie de rien. Alors on se dit que ca reviendra, et l'attitude féline anime.
Les paroles et les regards m'écorchent, mon être tout entier est à vif.
La sensibilité à fleur de peau une fois de plus... ça fait partie de moi.
Pixx : La gattaparda ... ;-D
