ça a la fraicheur de la brise légère.Mais pourtant tout est triste, et tout est sinistre.
Les nuits sont encore douces mais quelque chose a changé.
On a l'impression d'entendre le gémissement
de la terre craquelée par l'incandescence du soleil et
le cri plaintif des feuilles qui se balancent au dessus du vide, prêtes a tomber.
Tout se teinte de cramoisi, le cieux se parent de reflets chatoyants.
Et dans toute cette immensité qui pleure et qui geint, tout explose.
Tout est émouvant et tout cela semble plus vivant que jamais.
A croire que les larmes sont le fluide existenciel de l'Être.
[ Le fameux paradoxe ]
La nature écorchée à vif s'exprime et se donne.
Le trop plein d'humanité se libère. Ca sonne plutot bien, mais pourtant
il y a quelque chose de décadent dans la mélodie.
Un peu comme le grain de poussière qui fait boiter l'engrenage.
[ La puissance infinitésimale du minuscule]
On reprend les chemins que l'on connait, et petit à petit
les libertés estivales que l'on s'étaient donnés s'effaceront.
Les yeux se ferment et se rappelleront alors.
Les regards ne seront plus mordus par le désir et l'envie,
les peaux perdront leurs reflets cuivrés si emprunts d'exotisme.
Les sourires ne s'échangeront plus aussi facilement, et chacun
retrouvera le quotidien bien rythmé de son existence si méthodique,
et si bien réglée que le hasard est devenu une phobie.
[ Phobie de la connerie. ]
Et dans cette océan de méticulosité,
il y a tous ceux qui retrouvent les bancs des écoles à chaque début d'automne,
ceux à qui l'on impose une scolarité pour inculquer les valeurs de la "Grande France".
[ La France des Lumières... quel bel héritage il en reste dites moi! ]
Ceux que l'on traite de glandeurs et que l'on envie quand on est vieux.
Ceux qui écrivent des kilomètres et des kilomètres de mots, et qui participent un peu à la déforestation aussi.
[ Déforestation des cerveaux ]
Ceux qui se sentent capables de tout et qui ont la force de croire en leur Vie.
Ceux qui voient plus loin que le modèle " mari-maison-enfants"
Et ceux qui ont encore des rêves plein la tête. Juste eux .
À tous ceux-là, je souhaite une bonne rentrée des classes.
Que l'odeur du papier neuf vous grise et vous emporte
mais Souvenez-vous de tous ces moments magiques et éphémères qu'ont été vos vacances estivales.
Pixx : Saboï child*



