***La fin d'un monde*

                                                                                     ***La fin d'un monde*
Tout a l'odeur de fin d'été. Ca sent la terre chaude et en même temps
ça a la fraicheur de la brise légère.Mais pourtant tout est triste, et tout est sinistre.
Les nuits sont encore douces mais quelque chose a changé.
On a l'impression d'entendre le gémissement
de la terre craquelée par l'incandescence du soleil et
le cri plaintif des feuilles qui se balancent au dessus du vide, prêtes a tomber.
Tout se teinte de cramoisi, le cieux se parent de reflets chatoyants.
Et dans toute cette immensité qui pleure et qui geint, tout explose.
Tout est émouvant et tout cela semble plus vivant que jamais.
A croire que les larmes sont le fluide existenciel de l'Être.
[ Le fameux paradoxe ]
La nature écorchée à vif s'exprime et se donne.
Le trop plein d'humanité se libère. Ca sonne plutot bien, mais pourtant
il y a quelque chose de décadent dans la mélodie.
Un peu comme le grain de poussière qui fait boiter l'engrenage.
[ La puissance infinitésimale du minuscule]
On reprend les chemins que l'on connait, et petit à petit
les libertés estivales que l'on s'étaient donnés s'effaceront.
Les yeux se ferment et se rappelleront alors.
Les regards ne seront plus mordus par le désir et l'envie,
les peaux perdront leurs reflets cuivrés si emprunts d'exotisme.
Les sourires ne s'échangeront plus aussi facilement, et chacun
retrouvera le quotidien bien rythmé de son existence si méthodique,
et si bien réglée que le hasard est devenu une phobie.
[ Phobie de la connerie. ]
Et dans cette océan de méticulosité,
il y a tous ceux qui retrouvent les bancs des écoles à chaque début d'automne,
ceux à qui l'on impose une scolarité pour inculquer les valeurs de la "Grande France".
[ La France des Lumières... quel bel héritage il en reste dites moi! ]
Ceux que l'on traite de glandeurs et que l'on envie quand on est vieux.
Ceux qui écrivent des kilomètres et des kilomètres de mots, et qui participent un peu à la déforestation aussi.
[ Déforestation des cerveaux ]
Ceux qui se sentent capables de tout et qui ont la force de croire en leur Vie.
Ceux qui voient plus loin que le modèle " mari-maison-enfants"
Et ceux qui ont encore des rêves plein la tête. Juste eux .

À tous ceux-là, je souhaite une bonne rentrée des classes.
Que l'odeur du papier neuf vous grise et vous emporte
mais Souvenez-vous de tous ces moments magiques et éphémères qu'ont été vos vacances estivales.









Pixx : Saboï child*



# Posté le lundi 01 septembre 2008 10:22

Modifié le mardi 02 septembre 2008 15:26

*Le 100ème

                                                                                  *Le 100ème
Depuis deux soirs déjà, les mots écorchent et les attentions hérissent,
l'échine se dresse impétueusement et la colère se noue dans la gorge.
Elle dessine des éclairs dans les pupilles et souligne méticuleusement la dureté des traits.
Les mots se sont perdus quelque part entre le cerveau et le larynx.
[Ou emprisonnés quelque part ?]
Parce qu'il est plus facile de parler à la troisième personne ce soir.
Parce qu'on se croit trop con(ne) d'avoir pu y croire si longtemps.
Et parce qu'on en a honte.
Au final on est plus en colère contre nous même que contre l'autre parce que
l'être humain aime s'infliger des souffrances, parce qu'il s"auto-torture" et
parce qu'il rêve de l'inaccessible; on se déteste de ne pas avoir su dépasser ce stade là,
on s'en veut d'être humain.
[ Brave Icare n'est ce pas?]
On se noie dans des semblants de reflexions et la morale nous empoisonne.
En overdose. En coma philosophique.
Absinthe et belladone appaisez mes maux!
et toi envoutante Vie panse les lambeaux de mon ame devastée.
On préfèrerait lever les yeux vers les cieux, admirer les moires des couchants.
Même si tout cela a un gout particulier, similaire à un gout de sang.
On préfèrerait tourner son regard vers la lumière des traboules lyonnaises,
ignorer la lanscinante douleur et appuyer son regard sur la bancheur rayonnante d'un soleil d'aout
pour sortir du brumeux et nébuleux néant.
Marcher sans se retourner, se faire confiance, être sure de ses choix voilà ce qui atténuerait
toute cette horrible sensation.
Au lieu de ça on affronte et on mène un combat sans répit, on se blesse mais on retourne au casse-pipe.
Ce champ de bataille sanglant c'est ce que l'on appelle la Vie.
Perpétuel et éphémère...Contradiction.









Pixx : Lugdunum Traboules.

# Posté le dimanche 24 août 2008 16:36

Modifié le mardi 02 septembre 2008 15:19

A Toi.

                                                                                  A Toi.
L'astre nocturne resplendit de tout son glauque éclat,
elle se prélasse dans la nébulosité des cieux et joue avec les étoiles solitaires,
disséminées dans le grand satin noir de la Nuit.
Et elle rayonne. Elle rend ma peau laiteuse, et déverse sa mélancolie
sur ma nuque fragile, elle transforme mes larmes en pierres precieuses.
[Des diamants macabres]
Sous les croissants de lunes, jai froid sans toi.
Mes pieds à demi-ensevelis par la boue de sable rouge saignent.
Comme moi, toute entière.
[ Ironie de la douleur ]
On se remémore les effluves océanes de nos amours,
les dunes de passion et les deferlantes d'impulsivité qui nous faisaient vivre.
Tout ce qu'on a pu faire pour lui, toutes ces choses qu'on a données,
des morceaux de nous-même. Bien plus que des trésors.
[ Valeur marchande de l'absurde. ]
La chorégraphie des ébats morbides projetée derriere moi, une danse suicidaire et
imaginaire qui reste intacte, plus présente que sur le moment. Souvenir...
Je me sens comme nue dans une jungle de cadavres végétaux, la neige y tomberait.
J'aimerais pouvoir sortir de tout ça, on se débat mais tout se resserre, tout étouffe,tout étreint.
Des vestiges grecs devant moi, le Passé y défile, l'oeil narquois et la démarche fière.
Mais quelque part, non loin de moi, j'entends ton souffle calme et rassurant.
Tes pieds tout contre les miens, tes mots au creux de mon oreille résonnent et prennent toute leur volupté.
Des perles d'amour qui roulent sur mes frêles épaules,
le long de mon échine et se déversent sur la chute de mes reins.
Tout est si profond, si intense, si charnel. on se blottit l'un dans l'autre
au coeur de cette nuit plus noire que de l'encre de chine.
Et il y a ces crampes dans le bas de mon ventre, celles qui grisent et qui sont éphémères.
Celles qui ne font pas souffir, on en redemande encore.
Une danse hypnotique, presque autistique de nos chaires.
Les étreintes sont langoureuses.
[ Fusion de la matière et de l'abstrait. ]
Bercés par les bras sans fin de la Nuit, on s'aime(ra?)
Les sirènes pourront s'égosiller et se casser la voix mais nous sommes des Ulysses,
attachés solidement sur des pieux, nos corps et nos coeurs résistent.
Ils ont crucifié nos esprits, volé nos enfances, fait de nous des automates,
nous ont esseulés mais nous resistons malgré tout.
A nous deux sommes-nous plus forts?
A tes sourires mon rire te répond :" ah oui toi? Mais pourquoi Toi?!"

L'apparition nocturne s'est évanouie, tout semblait pourtant si réel, et si palpable.
Ephemere mais bien mieux qu'un vécu? Ineffable.
Oublier, un mot trop cruel pour etre dit, voire même pensé.
Je crois que l'un sans l'autre on n'existe pas;
Tes mots emplissent de joie ou ravagent l'âme
Mais Moi sans Toi ça a un goût amer.
[Putain tu m'auras plus.]


*

A Toi, qui ne t'en rends même pas compte
A toi qui embrase mes couchers de soleil.
A toi...
*






Pixx : Sea Firework.

# Posté le mercredi 30 juillet 2008 14:24

Modifié le mercredi 03 septembre 2008 12:27

*Golden Skill*

                                                                                   *Golden Skill*
Le crâne nu ne foisonne plus de rêves et de poésie.
Il perd toute attirance.
Sa peau claire brunit sous les rayons ardent de l'Astre-Roi.
[ Mélanome de l'envie ]
Tous les espoirs sur lesquels on avait pu se baser se sont effondrés.
Une déferlante nous a soufflés et a tout balayé dans son sillage.
Instabilité.
Les fruits de la Vie se putrifient un peu plus, on dégueulera toute notre souffrance.
L'impersonnalité fait mal et les points de suspension torturent.
A force d'avoir trop retenu ses larmes, une couronne d'épines pousse dans la gorge,
l'entaille et la blesse. Tout saigne.
La dimension christique n'aide pas et la migraine s'intensifie...
La mémoire implose sous le poids douloureux de l'émotion trop vive.
Les pieds écorchés par la foulée trop rapide de la Vie peinent à tenir la cadence.
Fouler ce sol n'est plus indispensable, tout ce à quoi on songe encore, c'est à
écraser celui qui nous a plongé dans cet état de démence léthargique.
[ l'Être humain dans toute sa splendeur ]
Que retentissent hosannah, te deum ou pieuses litanies!
Les sons dévateront les nerfs élimés.
L'Être s'use et s'épuise, se brise sur les écueils d'une réalité trop acérée.
Haletant et souffretant par moment, il sombre dans les paradis artificiels.
Le lente agonie de la solitude l'emporte, la folie, elle, le grise.
L'échine et les reins ploient sous l'accablante morosité.
Le vague à l'âme devient habituel. L'humain compte les heures.
Ah infâme belladone et maudite tubéreuse! quel refuge proposez vous
à ce tas de cauchemars inertes et pourtant bien vivant?!
Couché contre vos flancs il gémit et se mutile à coup de souvenirs.
Connaissez vous la perversité de ces poignards imaginaires?!
Laissez le un peu seul reprendre des forces,
contemplez son crâne nu, voyez tous les trésors dont il recelle, des mirages?
Imaginez .







Pixx : Condoléo.

# Posté le lundi 14 juillet 2008 07:57

*Choix de vie(s)?**

                                                                               *Choix de vie(s)?**
Les tournants de la Vie, qu'est ce que c'est bon!
Mieux qu'un lit de mousseline, qu'une 'chambre double' ou qu'une 'orgie parisienne'.
Les rêves plus vrais que nature, les âmes qui tournoient au dessus de toute force controlable,
l'esprit s'envole et les rencontres fugaces mais essentielles.
La vodka-orange aidant. Ou pas.
L'inattendu qui pointe son ombre au coin de la rue, tout cette effervescence,
la folie éphémère, une ivresse de bien-être.
J'aime le gout de ces sucreries, celles auquelles on ne s'attend pas,
celles qui excitent et adoucissent les papilles en même temps.
[ Connivence avec l'Autre ]
Les soirées qui emplissent de rêves, font déborder l'ame de bonheur.
La musique aide.
Les chevelures de moires scintillent, des fils de comète et d'étoiles flottent dans l'air doux
et diffusent leurs effluves d'épices et de voyages.
Les mains s'agitent et les hanches ondulent : les yeux se ferment doucement.
Les pieds ne souffrent plus, la chair toute entière s'éveille et sourit.
La pensée est absorbée par la masse d'atomes, les synapses festoieront ce soir.
La matière est grisée.
[ La langoureuse Salsa de la Vie]
Les soirées d'été sont les plus belles.
Un profil nouveau à l'horizon.
On ne tourne plus en rond enfermé dans une cage en verre: on attend avec séreinité.
J'apprivoise l'Inconnu, je digère le passé. La pourriture ne fait plus peur.
On trouve que les nature mortes sont les plus expressives, le trop plein de sentiment
se ressent, tout devient subjectif.
[ Fracis Bacon en trame de fond ]
Le son voluptueux du violon berce,
Le feu d'artifice approche.
Le bonheur de sentir cette odeur âpre et fumée de poudre.
[ l'Eternel Festival de l'Infini : 8 ]




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Pixx : Glanum Apple

# Posté le lundi 07 juillet 2008 14:37